SpaceX renforce son alliance avec NVIDIA pour alimenter la constellation d'IA orbitale Starmind.

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SpaceX a étendu son partenariat avec NVIDIA pour alimenter Starmind, un réseau proposé de centres de données orbitaux conçus pour traiter les charges de travail d'intelligence artificielle dans l'espace.
 

Intégration d'une architecture matérielle avancée pour le traitement spatial

SpaceX prévoit d'équiper ses satellites Starmind de processeurs graphiques Rubin et de processeurs centraux Vera de NVIDIA. Ce matériel fait partie de la plateforme Space-1 de NVIDIA, développée pour le traitement de l'IA et d'autres charges de travail informatiques en orbite.

Ce partenariat élargit la liste des clients de NVIDIA dans le domaine de l'informatique spatiale, après le lancement de sa plateforme en mars. Parmi ses partenaires de lancement initiaux figuraient Aetherflux, Axiom Space, Kepler Communications, Planet Labs, Sophia Space et Starcloud.

SpaceX n'était pas mentionnée dans l'annonce initiale, mais fait désormais partie des entreprises collaborant avec NVIDIA sur le calcul orbital. Musk a par la suite déclaré que SpaceX construirait son infrastructure d'IA exclusivement sur les plateformes NVIDIA et a décrit Vera Rubin comme la meilleure option disponible.

D'après les informations qui ont suivi la conférence téléphonique de SpaceX avec ses investisseurs, les entreprises prévoient également de concevoir conjointement des charges utiles informatiques pour de futurs satellites.

NVIDIA affirme que son module Space-1 Vera Rubin combine des GPU, des CPU et des connexions à haut débit dans un système conçu pour les contraintes de puissance et de poids des satellites. Il peut exécuter des modèles de langage complexes et traiter des données en orbite, évitant ainsi de transmettre toutes les informations brutes vers la Terre.


Examen réglementaire de l'infrastructure de réseau et de déploiement à grande échelle des satellites

Le plan global de SpaceX reste soumis à l'approbation des autorités réglementaires américaines. L'entreprise a déposé une demande en janvier afin d'obtenir l'autorisation de lancer et d'exploiter jusqu'à un million de satellites non géostationnaires.

Le système proposé fonctionnerait entre 500 et 2 000 kilomètres au-dessus de la Terre. SpaceX a indiqué que des liaisons optiques connecteraient les satellites via un réseau à haute capacité capable de transférer des données entre les nœuds de calcul orbitaux.

La Commission fédérale des communications (FCC) a accepté la demande en février et l'a ouverte à la consultation publique. Cette décision de procédure ne constitue pas une approbation définitive, corrigeant ainsi les informations selon lesquelles la FCC aurait déjà autorisé l'ensemble de la constellation.

L'échelle demandée est bien plus importante que la population de satellites actuellement en orbite autour de la Terre. Elle pourrait également soulever des problèmes liés à la congestion orbitale, aux risques de collision, aux interférences radio et aux effets sur les observations astronomiques.


Impact sur la performance financière et mouvements du marché boursier

L'action SPCX a clôturé mardi à 125,33 $, en hausse de 10,80 $, soit 9,43 %, après que les investisseurs ont réagi au partenariat avec NVIDIA avant la publication des résultats de SpaceX. 
Le graphique du SPCX montre une clôture de 9,43 % à 125,33 $ avant de chuter de 6,82 % à 116,78 $ après la clôture.

Cependant, le cours de l'action a inversé la tendance après la clôture. SPCX a chuté de 6,82 % à 116,78 $ lors des échanges hors séance, les investisseurs analysant les résultats trimestriels de l'entreprise et ses projets d'investissement dans l'IA.

L'action NVIDIA a progressé de 3,03 % pour atteindre 212,91 dollars mardi après-midi. Cette hausse reflète les anticipations des investisseurs quant à l'émergence d'un nouveau marché pour les solutions matérielles de calcul d'intelligence artificielle du fabricant de puces, grâce aux centres de données orbitaux.

NVIDIA affirme que son module Space-1 Vera Rubin offre une puissance de calcul IA jusqu'à 25 fois supérieure à celle d'un GPU H100. Cette plateforme est conçue pour l'inférence spatiale, les opérations autonomes et le traitement en temps réel des données satellitaires.


Contraintes financières et défis technologiques liés au déploiement de l'IA orbitale

Starmind pourrait permettre à SpaceX de combiner ses capacités de lancement, son réseau de communication Starlink et ses opérations d'IA au sein d'un seul projet d'infrastructure. Cependant, le déploiement de centres de données orbitaux nécessiterait d'importants investissements dans les satellites, les lancements, la production d'énergie et la gestion thermique.

SpaceX doit également démontrer que le système peut fonctionner en toute sécurité aux côtés des engins spatiaux existants avant de recevoir l'autorisation définitive de la FCC. Même si elle est approuvée, l'entreprise déploierait probablement le réseau par étapes plutôt que de lancer immédiatement le nombre total d'engins spatiaux demandé.

Pour les investisseurs américains, l'accord avec NVIDIA offre une voie plus claire en matière de matériel pour la stratégie d'IA de SpaceX. Les prochains défis concerneront l'avancement des démarches réglementaires, le coût de construction de la constellation et la capacité du calcul orbital à générer des revenus suffisants pour justifier les dépenses nécessaires.

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