« Trois mois d’« envergure » gagnés en quatre jours : à quel point la peur de rater une opportunité (FOMO) à Wall Street est-elle urgente ? »

chaincatcherchaincatcher

Auteur : Huo Huo

Après la clôture des marchés le 4 août, Wall Street a connu une forte accélération, difficile à ignorer. L'indice S&P 500 a progressé de 5,8 % au cours des quatre séances précédentes. Selon Reuters, le marché des options a également affiché une tendance haussière, une situation rare depuis au moins quatre ans.

Une hausse n'est pas synonyme de FOMO (peur de rater une opportunité). Ce qui rend cette phase d'activité boursière si particulière, c'est la rapidité de la progression des prix et la manière dont le marché des options a intégré simultanément les risques de hausse et de baisse. Le 4 août, les données de clôture compilées par FRED indiquaient également que le marché boursier poursuivait sa progression, l'indice de volatilité VIX, qui mesure la volatilité anticipée, clôturant lui aussi en hausse. L'optimisme n'a donc pas freiné la volatilité.

 

Pourquoi quatre jours paraissent plus longs que trois mois

Selon les données de clôture quotidiennes de l'indice S&P Dow Jones enregistrées par la base de données économiques FRED de la Réserve fédérale de Saint-Louis, la hausse enregistrée ces quatre derniers jours a légèrement dépassé l'écart entre les cours de clôture les plus hauts et les plus bas des trois mois précédents, selon le même indicateur de clôture.

Comparer les deux périodes ne signifie pas assimiler les gains sur quatre jours aux plus hauts et aux plus bas sur trois mois. Les premiers indiquent une direction, tandis que les seconds indiquent une amplitude. Leur mise en parallèle permet de mettre en évidence un changement de rythme de négociation : les fluctuations de prix observées sur plusieurs mois ont été dépassées par le mouvement unidirectionnel sur quatre jours de bourse.

L'évolution des prix ne permet pas, à elle seule, de comprendre la psychologie de chaque participant. Elle indique cependant que la hausse continue observée pendant quatre jours de bourse a rapidement fait grimper les prix d'entrée pour les transactions suivantes. Reuters a résumé ce phénomène, où les traders se ruent sur cette vague de hausse, par l'expression « FOMO » (peur de rater une opportunité). La rapidité de cette évolution, telle qu'elle apparaît sur le graphique, peut précisément être vérifiée en la comparant à l'évolution des prix.

 

C'est extrêmement rare en près d'une décennie.

En effectuant des calculs glissants basés sur les données de clôture quotidiennes du S&P 500 enregistrées par FRED au cours de la dernière décennie, on obtient 2 504 périodes de quatre jours de bourse. La hausse de 5,7458 % enregistrée cette fois-ci se situe au 99,32e centile, dans la zone peu active à l'extrême droite du graphique.

D'après les données enregistrées par FRED, y compris celles de cette période, seules 18 fenêtres ont connu une augmentation sur quatre jours supérieure ou égale à ce niveau. Une telle ampleur sur quatre jours est inhabituelle.

 

Comment l'optimisme et la couverture peuvent apparaître simultanément sur le marché des options

D'après les données de clôture des indices S&P Dow Jones et Cboe (Chicago Board Options Exchange) enregistrées par FRED, le S&P 500 a progressé de 1,79 %, tandis que le VIX a clôturé en hausse de 4,04 %. Cette évolution simultanée des prix indique au moins qu'en fin de séance, le marché n'a pas totalement intégré la volatilité future dans ses anticipations.

Selon Reuters, la tendance haussière des options à court terme a atteint son plus haut niveau en deux ans. Les données de la société d'analyse d'options Trade Alert indiquent que le ratio moyen quotidien call/put du S&P 500 au cours du mois écoulé s'établit à 0,9, le plaçant ainsi dans la fourchette la plus haussière depuis au moins quatre ans.

Ce contenu est fourni à titre informatif et éducatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement lié à BTCC. BTCC s’efforce de garantir la véracité, l’exactitude et l’originalité du contenu ci-dessus, sans pouvoir toutefois les garantir.