Bitcoin (BTC) Guide Complet

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Bitcoin : qu’est-ce que c’est ? (Guide complet 2026)

Rédigé par Andrieu, ThomasRevu par Élodie MoreauDernière mise à jour :

Le Bitcoin est la première cryptomonnaie au monde. Créé en 2008, le « Bitcoin » désigne d’abord un système d’échange numérique, la blockchain. Mais le « bitcoin » désigne aussi l’actif numérique pouvant être échangé sur ce réseau en tant que moyen d’échange et unité de compte.

18 ans après sa création, le Bitcoin enregistre près de 100 millions d’utilisateurs et plus de 1 000 milliards de dollars de capitalisation. Comment et dans quel contexte est apparu le Bitcoin ? Est-il un « or numérique » et est-il amené à se diffuser encore plus largement ? Enfin, peut-on tenter de modéliser le cours du Bitcoin ?

Décryptage de la première cryptomonnaie au monde.

 

 

À la genèse du Bitcoin : une théorie économique surprenante

Il est impossible de savoir à ce jour si le créateur du Bitcoin, connu sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, a été directement ou indirectement influencé par une théorie économique. Cette théorie est connue chez les économistes comme la théorie de « dénationalisation de la monnaie ».

L’économiste Friedrich Hayek a consacré à cette approche de la monnaie un ouvrage, dans lequel il développe les bienfaits qu’apporterait une « libéralisation » de la monnaie. Cette théorie connaît un certain succès dans les années 1970 auprès de deux publics très différents : certains punks et les économistes libéraux. Cette forme « d’anarchisme » apparaît néanmoins plus fondée qu’il n’y paraît.

La privatisation de la monnaie repose sur deux principes :

  • Toute institution (organisation, entreprise, gouvernement, etc.) peut émettre sa propre « monnaie ».
  • Chaque monnaie « privée » peut être librement échangée ou convertie.

Cette nouvelle forme de monnaie pourrait, à en croire la théorie, fournir de nombreux avantages :

  • « Fluidifier » l’économie et éviter des récessions généralisées grâce à des dévaluations ou des revalorisations sectorielles et ciblées par l’équilibre du marché. Cela pourrait, en outre, influer sur la stabilité du marché de l’emploi et surtout sur la stabilité du niveau des prix.
  • Limiter les effets néfastes d’un monopole gouvernemental sur la monnaie qui entraîne des rigidités diverses et des conséquences souvent fâcheuses.

Mais cette théorie a plusieurs inconvénients :

  • La coexistence de monnaies diverses suppose des coûts de transaction réduits et une information parfaite.
  • De plus, cela suppose l’existence d’un système financier développé qui limite le risque de contrepartie et permet l’éviction des monnaies les plus fragiles.

En théorie, seules les « meilleures monnaies » coexistent.

 

 

2008, la création du Bitcoin

Impossible de savoir si Satoshi Nakamoto avait un impératif politique. Néanmoins, le Bitcoin apparaît en pleine crise financière. Dans ce contexte, il est probable que « Satoshi » avait atteint un certain degré de réflexion informatique, économique et financière.

Contrairement à une idée reçue, le système de monnaies privées a déjà existé dans plusieurs pays. Ce système a notamment existé aux Etats-Unis, au Canada, ou encore en France. Les historiens parlent volontiers d’ère de la « banque libre ». Friedrich Hayek soutient encore que la stabilité des prix était parfois meilleure en présence de concurrence monétaire. La foi de Satoshi Nakamoto dans ce système avait donc quelque chose de religieux, ou bien quelque chose de très lucide, ou peut-être les deux à la fois.

Pour faire vivre son système, Satoshi Nakamoto met au point un réseau de Proof of Work. Ce dernier consiste à rémunérer les agents, ou mineurs, qui traitent les transactions. Ces transactions sont assemblées en blocks. Les mineurs sont rémunérés par les frais de transaction et par de nouveaux bitcoins créés ex nihilo.

La création de bitcoins est divisée par deux lors de « halvings », qui se produisent environ tous les quatre ans. De fait, Satoshi Nakamoto a veillé à limiter le nombre de bitcoins en circulation à 21 millions. Près de 20 millions de bitcoins ont déjà été émis en mars 2026.

Bitcoin price today, BTC to USD live price, marketcap and chart | Source : CoinMarketCap

 

 

Le Bitcoin est-il véritablement un « or numérique » ?

Le nombre d’utilisateurs du Bitcoin est estimé à environ 100 millions de personnes à ce jour. Et moins d’un million de personnes posséderaient un bitcoin à part entière. De son côté, la capitalisation du Bitcoin est estimée à 1 100 milliards de dollars.

Chez les investisseurs, le Bitcoin évoque souvent un « or numérique ». Cette conviction est portée par le fait qu’il existe une quantité limitée de bitcoins. Cependant, l’or et le bitcoin sont deux actifs assez différents.

Les deux actifs ont effectivement des points communs :

  • Ils existent en quantité limitée.
  • Ils sont indépendants du système financier traditionnel. De plus, les deux actifs n’ont pas de « nationalité ».
  • Ils sont, plus ou moins parfaitement, une réserve de valeur.

Mais de nombreuses différences existent :

  • L’or est surtout une réserve de valeur, tandis que le bitcoin est essentiellement un moyen d’échange.
  • La quantité d’or extrait dans le monde n’a jamais été aussi importante. Pourtant, la quantité de bitcoins minés se réduit. Tandis que le prix de l’or dépend de sa difficulté d’extraction, le coût de fonctionnement du réseau Bitcoin dépend du nombre d’utilisateurs.
  • La demande d’or dépend largement de la bijouterie, mais aussi des banques centrales et des investisseurs. En revanche, la demande de bitcoins provient quasi-exclusivement d’investisseurs.

L’existence d’une offre limitée de bitcoins à 21 millions (20 millions actuellement) ne permet donc pas une comparaison directe avec l’or.

Le Bitcoin révèle malgré tout un besoin essentiel. Celui d’une monnaie indépendante, apatride, et qui permet d’échanger facilement à travers un réseau sécurisé. Cette demande pour une monnaie tierce est caractéristique des périodes de transition dans l’ordre monétaire international. Et, plus généralement, le Bitcoin exprime le besoin d’avoir une monnaie libre qui stimule le commerce et les échanges mondiaux.

 

 

Les cycles du Bitcoin depuis 2011

Le 22 mai de chaque année, l’écosystème crypto célèbre le « Pizza day ». Il s’agit de l’une des premières transactions de bitcoin en échange de pizzas effectuée en 2010. La transaction portait sur 10 000 BTC en échange de deux pizzas (près de 700 millions de dollars aujourd’hui !). Cette date marque aussi la rapidité de l’adoption du bitcoin.

Seulement trois ans après sa création, le bitcoin enregistre des premières cotations. Depuis que le cours du bitcoin est fixé et connu sur un marché, des cycles se dessinent. Ces cycles ont généralement une durée proche de 3 à 4 ans (voir ci-dessous).

Cycle N° Creux Sommet Durée creux à creux Performance creux à sommet
1 Novembre 2011* Décembre 2013 +968 %
2 Janvier 2015 Décembre 2017 3,1 ans +8 328 %
3 Décembre 2018 Novembre 2021 3,9 ans +1 961 %
4 Novembre 2022 Septembre 2025 3,9 ans +700 %
MOYENNE 3,6 ans +2 990 %

Les phases baissières sur le bitcoin enregistrent la plus grande régularité, avec une baisse d’environ un an. Les phases haussières ont quant à elles une durée proche de 2,5 ans à 3 ans. Par ailleurs, ce cycle semble encore se confirmer en 2026.

Ces cycles nous rappellent que le bitcoin est un actif très volatil. Les baisses peuvent régulièrement atteindre jusqu’à -80 %, tandis que les phases de hausse peuvent marquer une multiplication significative des prix.

En réalité, il existe à long terme une certaine corrélation entre le cours du bitcoin et celui du S&P 500. Cette corrélation s’est érodée fin 2025 avec des mouvements divergents des deux actifs.

 

 

Les modèles de prix sur le Bitcoin

Les phases de hausse et de baisse semblent répondre à des cycles. Mais les niveaux de cours semblent également suivre un schéma logarithmique. Divers modèles ont été théorisés pour tenter d’esquisser la trajectoire du bitcoin. Par exemple, le célèbre « rainbow » chart tente d’encadrer l’évolution du bitcoin à long terme. Mais ce dernier modèle connaît un écartement baissier persistant depuis 2020. Il suggère encore une moindre pentification de la courbe.

Source graphique : Glassnode – Digital asset market intelligence

D’autres modèles, comme le modèle Stock-To-Flow (S2F), cherchent une approche plus « fondamentale ». Ce dernier divise la quantité de bitcoins existants par le nombre de nouveaux bitcoins minés. Nous observons une certaine détermination des cours jusqu’au début 2025. Mais alors que le modèle projetait plutôt un cours autour de 280 000 $ actuellement, une divergence nette se dessine.

S2F model bitcoin
Source graphique : Glassnode – Digital asset market intelligence

Mais le biais de ces modèles pourrait tenir à leur nature logarithmique. Une observation linéaire du cours du bitcoin montre plutôt des phases de hausse encore significatives. Les phases de correction sont généralement caractérisées par un enfoncement du niveau autour du dernier sommet.

L’étude des corrélations, des moyennes mobiles à long terme, ou encore de la sensibilité du bitcoin à la liquidité, peuvent fournir d’autres modèles stratégiques. Malgré tout, le prochain cycle du bitcoin devra être soutenu par un afflux de capitaux suffisant. Ce soutien intervient idéalement avec de nouvelles innovations ou une plus large diffusion.

 

 

Comment utiliser le Bitcoin ?

Le Bitcoin répond à plusieurs usages. En premier lieu, il peut être utilisé afin de réaliser des transactions. Mais de nombreux investisseurs l’utilisent aussi pour spéculer, ou, dans une certaine mesure, « épargner ». Tandis que certains investisseurs privilégient les achats et reventes à court terme, d’autres préfèrent le conserver à long terme.

Les transactions sur cryptomonnaies se font généralement à travers un exchange (lire plus sur BTCC). Ce dernier permet d’acquérir ou de céder, moyennant des frais, une ou plusieurs cryptomonnaies. Ces cryptomonnaies sont alors conservées auprès de l’exchange.

Mais il est également possible de détenir ses cryptomonnaies sur un wallet, ou « portefeuille » qui agit comme un « coffre-fort ». Lors de la création du wallet, deux « clés » sont générées. Ces clés comprennent une clé privée relativement longue qui prouve la propriété. L’autre clé est une clé publique. Elle permet de fournir une adresse bitcoin qui agit comme un « IBAN ».

Les wallets possèdent en général une « seed phrase » ou phrase de récupération. Cette phrase, de 12 à 24 mots, permet de reconstituer les clés privées et, le cas échéant, de restaurer le wallet.

La réciproque de ce système au porteur est qu’il est possible de perdre ses bitcoins. 3 à 4 millions de bitcoins seraient ainsi perdus. Cela représente jusqu’à 20 % de l’offre. Il existe donc, comme pour l’or, une « usure » ou perte de matière liée au frai ou à la perte pure et simple. Ce phénomène pourrait accroître la rareté du bitcoin dans le temps.

Certains préfèrent ainsi détenir des bitcoins comme on détiendrait de l’or. Le tout stocké dans un coffre-fort numérique qui prend des allures physiques.

 

 

De nouveaux supports pour s’exposer au bitcoin

Depuis janvier 2024, il est possible de s’exposer au cours du bitcoin à travers des ETF. Ces produits financiers, traditionnellement utilisés pour répliquer le cours d’un indice, se sont étendus aux cryptomonnaies. En mars 2026, environ 7 % de l’offre totale du bitcoin était détenue à travers des ETF, ce qui représente près de 100 milliards de dollars.

Après des flux acheteurs jusqu’en septembre 2025, les ETF enregistrent plutôt des mouvements vendeurs. Un léger mouvement acheteur en mars 2026 semble toutefois inverser le mouvement observé jusqu’ici.

Il s’agit d’un changement important dans l’industrie de la cryptomonnaie. En effet, les ETF vont directement à l’encontre de la logique de finance décentralisée et d’indépendance avec le système financier. Par ailleurs, si les géants de la gestion venaient à détenir la majorité du réseau, cela pourrait fragiliser l’intégrité du système. Mais ce risque est encore très limité.

ETF flows Bitcoin
Source graphique : Crypto ETF List Data

Le succès des ETF sur cryptomonnaies montre une phase de « financiarisation ». Les cryptomonnaies sont désormais intégrées au système financier. Ce phénomène a pour effet de rapprocher les marchés actions des marchés cryptos.

Une grande partie du dernier cycle haussier s’est ainsi construite sur les ETF. Seuls de nouveaux flux acheteurs d’un nouveau genre pourraient donc soutenir le prochain cycle.

Lire plus au sujet des ETF Bitcoin sur BTCC.

Comment acheter du Bitcoin ?

Bien sûr, plutôt que d’investir dans un Bitcoin ETF, nous recommandons généralement d’acheter directement du BTC via des plateformes d’échange reconnues et sécurisées comme Binance ou BTCC.

Voici les étapes pour acheter du Bitcoin :

  1. Créez gratuitement un compte sur Binance
  2. Effectuez la vérification d’identité (KYC)
  3. Déposez des euros par carte bancaire ou par virement SEPA
  4. Recherchez Bitcoin (BTC) dans l’onglet « Acheter des cryptos »
  5. Indiquez le montant que vous souhaitez investir puis confirmez l’achat
  6. Vos BTC apparaîtront alors directement sur votre compte Binance

Si vous souhaitez trader du Bitcoin avec des frais compétitifs, vous pouvez également utiliser la plateforme BTCC. En vous inscrivant avec le code de parrainage 1Z9O52, vous pouvez bénéficier de réductions sur les frais de trading dès votre premier dépôt. 

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Vers un « âge d’or » du Bitcoin ?

Nous avons montré les mécanismes économiques, voire idéologiques, qui ont mené à la création et au succès du Bitcoin. Le Bitcoin a donné naissance à une série d’innovations et d’altcoins. L’apparition de la finance décentralisée ou des NFT constituent des exemples intéressants.

Si le dernier cycle du Bitcoin a déçu certains investisseurs, certains s’interrogent sur l’avenir du Bitcoin. Or l’avenir du Bitcoin dépend surtout de l’évolution de l’environnement économique. Il est clair que le Bitcoin n’a pas le même avenir dans un monde fait de virements standards et dans un monde digital. De leur côté, les banques centrales travaillent sur l’élaboration de monnaies digitales.

La fragilisation du dollar à l’échelle internationale et le retour des conflits a largement profité à l’or. Les banques centrales accélèrent ainsi les achats de métaux. Dans ce contexte, le Bitcoin ne semble pas avoir pleinement joué le rôle de « refuge ». Au contraire, le Bitcoin trouve plutôt sa place dans l’optimisme technologique et dans l’espoir d’une évolution vers des monnaies plus fluides.

N’oublions pas que la presse à imprimer a été inventée par Johannes Gutenberg en 1450. Gutenberg n’était autre qu’un orfèvre qui a mis au point l’esprit de répliquer son savoir-faire monétaire sur du papier. Il faudra attendre près de 250 ans pour que le papier donne naissance à nos premiers billets. Et un à deux siècles de plus auront été nécessaires à l’adoption généralisée des billets sans déboires majeurs.

Comme le papier, le Bitcoin atteste d’une adaptation de la monnaie au numérique. Il est aussi l’expression d’une aspiration à la liberté et à la concurrence monétaire. Ce monde n’est sûrement pas encore né, mais il est en gestation.

 

 

Conclusion

Le Bitcoin est la première cryptomonnaie au monde. Créé en 2008 lors de la crise financière, le Bitcoin semble tout droit issu de certaines théories économiques.

Le Bitcoin répond à un besoin d’évolution de la monnaie. Un besoin technologique d’abord, puisque le Bitcoin se veut une « monnaie numérique ». Un besoin économique ensuite, car le Bitcoin répond à une forme de besoin de libéralisation de la monnaie. L’ampleur de son succès suffit à comprendre son rôle dans l’histoire.

Mais le Bitcoin connaît aussi, symétriquement, un succès spéculatif. La quantité limitée de bitcoins peut facilement nous laisser deviner un « or numérique ». Mais en réalité, il existe de nombreuses différences entre l’or et le bitcoin. Ces derniers mois, nous observons une divergence majeure entre la trajectoire de l’or et celle du bitcoin. Les avantages du bitcoin résident donc davantage dans sa fluidité et sa facilité d’échange que dans sa capacité « refuge ». Avantages que ne possède pas l’or.

L’acquisition ou la cession de cryptomonnaies se fait aujourd’hui largement à travers des exchanges. Il est aussi possible de détenir directement ses cryptomonnaies sur son wallet. L’évolution récente de la règlementation européenne tend également à encadrer et à sécuriser l’investissement en cryptomonnaies.

Depuis près de 15 ans, le cours du bitcoin connaît des cycles réguliers. Plusieurs modèles ont tenté de décrire l’évolution du bitcoin. Mais ces derniers montrent des divergences ces dernières années. Malgré tout, le bitcoin continue d’évoluer selon des cycles structurels.

L’avenir du Bitcoin tient surtout aujourd’hui à l’évolution technologique et économique de nos sociétés. La diffusion de monnaies numériques dans un système concurrentiel offre un nouveau paradigme. Simple outil spéculatif pour certains, le Bitcoin est un objet véritablement politique pour d’autres. La plus célèbre des cryptomonnaies n’a pas fini de se révéler.

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